Anima studium - préface

Publié le par Cidragon6

Anima Studium
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Anima Studium - Préface - Cidragon6 - 2007

Préface

A première vue, on pourrait croire que ce texte ne respecte aucun principe d’écriture, ni d’une autobiographie, ni d’une pièce de théâtre. Même si j’ai remarqué que cette façon d’écrire ressemblait à Nathalie Sarraute, je voulais écrire sous un nouveau style. L’Anima Studium, c’est tout simplement une analyse de soi-même, du moment présent, de ses propres points de vue. Tout au long de la pièce, deux personnes discutent de tous les sujets possibles. Je précise que ces personnes sont sympathiques. Le mot sympathique, de nos jours, est utilisé bien trop facilement. La sympathie est un accord parfait entre deux esprit, ils vont jusqu’à fusionner. Ils ont les mêmes idées, les mêmes buts. Il est bien plus facile discuter avec une personne sympathique, où alors tous les sujets pourront être amplifiés et creusés au maximum. Même si je dis  «  maximum », ce n’est pas vraiment ce que j’ai fait dans cette pièce. Nous ne pouvons pas vraiment ressortir tous les éléments qui se trouvent dans les profondeurs de notre cerveau, tout comme nous ne pouvons décrire une figure géométrique complexe. Je ne me suis contenté que de raconter la surface, mais déjà, cela suffit bien. Je me rappel d’une interview du célèbre écrivain Stephen King, il affirmait qu’il ne racontait pas un quart de ce qu’il imaginait. Dans ce dialogue, je discute avec mon double féminin, donc nous ne sommes pas vraiment identiques. J’ai choisi consciencieusement de faire apparaître des exemples différents selon que ce soit elle ou moi qui s’exprime. Au fond, tout ce qui y est raconté est mon expérience personnelle. Comme je le dis de temps en temps, suo quiste studio maxime ducitur. Je me répète même souvent : Laedere gaudes et hoc studio pravus facis. Le latin, il est beau, c’est surtout pour cela que j’ai choisi un titre sous cette magnifique langue. Ces deux phrases latines représentent parfaitement ce qui se trouve dans cette pièce. Je vous laisserai chercher la signification de ces paroles qui sont pour moi des plus véridiques. Ici, il y a tout ce que je dois raconter, tout ce qui est enfouis à l’intérieur de moi. Ce dialogue est une grande critique envers l’espèce humaine qui me répugne, et si ce livre ne pèse pas plusieurs tomes, c’est parce qu’il est impossible pour un homme de raconter toute la misère, toute l’injustice et toute l’hypocrisie qu’il y a en ce monde. Tout comme Rousseau, je m’attirerai peut-être la haine réciproque de ceux qui lisent ce livre, ceux qui se sentent visés sans pouvoir m’insulter. Alors, comme vous êtes ce lecteur potentiel, je vous affirme que je parle de l’espèce humaine en général, et que vous n’êtes pas obligés de vous comparer à tout ce que je dis. Maintenant, je vous laisse à ma personne.

 

                                                                                                                                                             Cid Ragoon
Ecrit le 11 Novembre 2007

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Publié dans Ecriture - art

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