Anima Studium - Acte III Scène 1
Informations : Anima Studium -Acte 3 Scène 1 - Cidragon6 – 2007
Acte III
Scène 1
Elle – Si tu devais choisir une couleur pour désigner les hommes, laquelle tu prendrais ?
Moi – Je prendrais le blanc…J’ai mes raisons.
Elle – Le blanc ?
Moi – Le blanc, c’est le mal…L’homme a toujours voulu croire que le noir était la couleur maléfique, tout simplement car dans l’obscurité il n’y voit rien.
Elle – Puisse t-il tuer ses semblables dans le noir avant qu’il n’invente le feu. Maintenant, il aurait dû réfléchir à cela !
Moi – Le blanc détruit, le noir conserve. Le blanc fait mal aux yeux, il peut vous rendre aveugle…Il se tâche facilement, il peut prendre n’importe quelle teinte pour vous tromper. Le blanc et dieu ne font qu’un, ils sont l’autorité, l’injustice, la peine, la douleur.
Elle – Tu as raison…Je n’ai jamais trouvé pourquoi le blanc me paraissait si cruel. Je le sais maintenant. Merci.
Moi – Mais en ce qui concerne les autres couleurs, elles sont pour moi les bases de la vie.
Elle – Le blanc regroupe toutes les couleurs, cela forme une masse divine, lourde, opaque et identique. Les couleurs sont l’expression de la différence, du choix, de la liberté !
Moi – Elles sont synonymes de changement, d’amélioration, de personnalité la plus diverse. Dans la vie des gens, il n’y a pas assez de couleurs. Tout est pareil, il n’y a pas de diversité !
Elle – Ils s’ennuient, ils n’imaginent même plus ce que signifie les couleurs.
Moi – Dans les maisons, par exemple, il y a souvent les mêmes couleurs, tout est livide, fade, sans vie.
Elle – Sans esprit.
Moi – C’est comme cela qu’ils vivent.
Elle – Pourquoi les gens ne teintent pas leur maison en jaune ou en bleu ciel ?
Moi – Pourquoi n’accrochent t-ils pas des photos aux couleurs vives ?
Elle – Pourquoi croient-ils que les couleurs ne s’accordent pas ensemble ?
Moi – Mille questions pourrions-nous poser à propos de ces gens et ces hommes qui ne connaissent pas ces valeurs.
Elle – Trop peu de personnes savent dessiner…
Moi – C’est la seule science qui m’est inconnue. C’est parce qu’il y a trop peu de gens qui connaissent l’art du dessin que je ne peux apprendre.
Elle – Tu as bien raison. Il y a certaines choses qu’on ne peut apprendre tout seul.
Moi – Dans ma vie, il y a beaucoup de mes talents qui sont issus de mon apprentissage personnel. Par contre, je ne peux redécouvrir tout seul ce que l’homme a élaboré en plusieurs siècles… Je suis en train, par contre, d’apprendre par moi-même la peinture. En faisant des essai, des œuvres étranges…Je mélange les couleurs, je comprends, j’étudie…
Elle – Tu mélange les couleurs ? C’est la meilleure chose à faire.
Moi – Sauf dans les vêtements.
Elle – Bien évidement…Les couleurs doivent rester à l’intérieur.
Moi – Comme c’est une personnalité, il ne faut pas porter plus de trois teintes.
Elle – Mais si je pouvais, je teindrais aussi mes cheveux d’une couleur frappante, pour être différente des autres, pour montrer que je n’ai pas peur, pour leur faire comprendre ma douleur.
Moi – C’est un de mon plus grand but. Ressembler à quelqu’un d’irréel, de fantasque, d’imprévisible…
Elle – Etre soi-même d’une grande extravagance…
Moi – Une fantaisie exaltante, stimulante…
Elle – Le rêve, l’intensité.