Jean-Jacques Rousseau
Biographie de Jean-Jacques Rousseau, par Cid Ragoon
Haïssez-moi si certains passages vous choquent. Je prendrais moi-même quelques phrases pour expliquer mes points de vue. Je considère Monsieur Rousseau comme un exemple, comme l’ont fait les gens révolutionnaires qui voulaient la liberté et qui l’ont acquise en 1779.

Notre bon Jean-Jacques Rousseau est né à Genève le 28 Juin, en l’an de grâce 1712. Il serait impossible de résumer sa vie en quelques lignes, sauf si on se contentait de savoir que c’est un brillant philosophe qui a bouleversé le siècle des lumières, et surtout, dont les idées ont influencés la Révolution.
C’est le fils D’Isaac Rousseau, horloger, et de Suzanne Bernard. Sa mère, justement, n’a pas eu de chance. Premièrement, elle mourut le 7 Juillet 1712, soit sept jours après la naissance de son fils. Deuxièmement, il est marqué dans Les confessions qu’elle était la fille d’un ministre, alors qu’il est marqué dans Wikipedia qu’elle était la fille d’un horloger. Livre à vous de croire Monsieur Rousseau ou L’encyclopédie du net. Avant ses neuf ans, il avait son père auprès de lui. Ils étaient très proches. Jean-Jacques ne se rappel pas comment il a apprit à lire, mais sa passion pour ses lectures ne faisait que croître. Je vous cite quelques unes de ces lectures : L’histoire de l’Eglise et de l’Empire, par Le Sueur, le Discours de Bossuet sur l’Histoire universelle, les Hommes illustres de Plutarque, l’histoire de Venise par Nani, les Métamorphoses d’Ovide, les Mondes de Fontenelle, quelques tomes de molière. Comme il l’écrit dans Les confessions (Livre I), il y prit un goût rare et unique à cet âge…Je comprends bien, car à cet âge là, moi non plus je ne lisais pas trop. Si seulement on m’avait informé qu’il m’en coûterait cher… Quoi qu’il en soit, il continuait à grandir, puis il préférait Agésilas, Brutus, Aristide, à Orondate, Artamène et Juba. Ces livres l’enflammaient littéralement. Ce fût à seize ans que commença l’aventure. Genève était gardé par des remparts, et Jean-Jacques aimait s’aventurer hors des murs de la ville pour se balader. Hors, un jour, précisément en Mars 1728, il rentra le soir et trouva ces portes fermées. Il se dit alors « C’est le destin ». Il partit alors, se livrant à lui-même, dès l’age de seize ans. Ne regardant pas en arrière, il se converti en catholique puis rencontra Mme de Warens. Cette femme dont il tombe amoureux, s’occupait des chrétiens nouvellement convertis en catholiques. J’ai apprit avec horreur qu’il s’était fait baptisé. (Il va donc faire son baptême à Turin.)
Partant pour cette ville, il mène une vie errante. Il fait plusieurs métiers. Graveur, laquais, secrétaire, mais rien ne marche ! Il retourne donc chez Mme de Warens, à Annecy. Il la trouve absente donc il va à Chambéry, où il la retrouve. Là se trouve la fameux lieux « Les Charmettes », qui est surnommée « La maison du bonheur de Rousseau. » (Cette maison a été classée monument historique en 1905, ce fut un lieu de pèlerinage où tous les traîtres se rendaient après la révolution. Par traître aux hommes, je parle pour l’exemple de Georges Sand, Lamartine, Stendhal, ainsi que de très nombreuses personnes politiques qui le regrettèrent que bien plus tard.)
Etant avec Mme de Warens, il enseigne la musique et profite de s’instruire en toutes les matières possibles. Cette femme, Mme de Warens, était pour beaucoup au bonheur de Jean-Jacques. D’ailleurs, il la surnommait « maman ». Les problèmes commencent vers 1936, donc quatre ans après son arrivé. Un rival, d’un nom affreux, vint le concurrencer dans tout ce qu’il fait. Il part des Charmettes en 1740, pour se rendre à Lyon. Il devient précepteur de nombreux élèves, mais c’est un échec. Il retourne deux ans aux Charmettes, jusqu’en 1742, puis décide de se rendre à Paris.
Paris…C’est un tournant dans sa vie, il est alors à la conquête de la gloire. A ma connaissance, c’est à ce moment là qu’il commença par des innovations musicales. Il constitue un nouveau mode de notation, puis recherche l’appui de personnes importantes et influentes. Il parvient alors à être nommé Secrétaire d’ambassadeur à Venise ! Cette date, 1743, n’est pas si bonne pour lui. De hautes places réclament de hautes responsabilités, et même s’il était capable d’y faire face, la difficulté venait bien des sinistres humains. Devenu lui aussi un personnage important, une discute éclate entre lui-même et les nobles. L’inégalité entre les hommes, franchement ! Il fut chassé de Venise et retourne à Paris.

Il se remet alors à la musique, son ami Diderot, qu’il a rencontré à Paris, le fait collaborer pour l’Encyclopédie. Monsieur Rousseau publie alors des articles sur la musique. Vers les années 1745, il a cinq enfants avec Thérèse Levasseur. Son intelligence n’était pas respectée et il était trop pauvre pour les garder. Il savait qu’il ne pouvait pas les rendre heureux, il les remit donc au service d’hébergement des enfants trouvés. Il faut savoir que dans le temps, un tiers des personnes y apportaient leurs enfants. De nos jours, tout le monde garde les siens, même s’ils ne peuvent en avoir la responsabilité. (Vous avez le droit de me détester). De 1750 à 1755, la gloire s’offre à lui. Pour tout dire, un début de gloire, car les humains perfides auront tôt mal fait de l’arrêter. Il écrit alors le Discours sur les sciences et les arts. C’est une œuvre très étrange, dit-on. Un traité argumentatif contre la civilisation et le progrès. Cet essai défend la vie simple et la vertu, il a donc des valeurs morales. C’est là qu’il dit que c’est la société qui a apporté une mauvaise évolution des hommes. Je pense qu’il avait entièrement raison. Il écrit aussi un Opéra : Le devin du village. Cinq ans après, donc en 1755, il écrit Le discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes. Ah, ce livre, comme j’aurais aimé le lire ! Pour Rousseau, l’homme est bon naturellement. C’est la société et la propriété qui le rend injuste. Je pense encore comme lui, mais je rajouterais quelque chose. Si l’Homme est obligé de vivre en société, c’est qu’il est obligé d’être injuste envers son prochain. Il peut être bon, mais il ne le sera jamais. Ma haine contre ces Hommes est si forte, que je ne pense pas qu’ils puissent être bon intérieurement. En parlant d’Homme, je rajoute « L’Homme en général. »
Pour retourner à Rousseau, il va s’installer à L’Ermitage, en 1756. Invité par Mme d’Epinay, il utilise les personnes importantes qu’il y rencontre. A l’Ermitage, il y a des salons littéraires où se réunissent les grands écrivains de l’époque. (Le château se trouve au Nord de Paris).
Il travaille sur trois œuvres, simultanément. Emile ou de l’éducation, publié en 1762, a suscité de nombreuses critiques de la part des traîtres gens. Ils disaient qu’il avait envoyé ses enfants aux « enfants trouvés ». Dans L’Emile ou de l’éducation, il y a un jeune confié à un précepteur qui lui apprend la sagesse et la culture, qui le prend en charge jusqu’à son mariage.
Il écrit aussi Du contrat social, publié en 1762. Cette œuvre, peut-être la plus connue, est un traité qui explique comment les hommes renoncent à leur liberté individuelle pour se regrouper en société. Il y met la valeur de pacte, comme un échange. D’un côté, c’est vrai. Imaginez l’Homme sans la société…Impossible ! L’Homme, tout seul, ne peut corrompre, il n’a aucune raison de tuer ni de faire la guerre.
Sa troisième œuvre étant La Nouvelle Héloïse, un roman épistolaire. En faisant des recherches sur ce livre, j’ai trouvé un trésor que je rêverais de lire. Julie ou La Nouvelle Héloïse, raconte la passion entre un jeune précepteur Saint-Preux et son élève, une jeune noble, justement du nom de Julie d’Etanges. Normalement, la maudite différence sociale interdit le mariage entre les deux personnes normales. (Je veux dire par normal des personnes qui réfléchissent pas eux même, mais qui ne peuvent pas être intelligentes à cause du contrat social). A la mort de la mère, Julie doit épouser Monsieur de Wolmar, un homme bon et bien plus âgé qu’elle. Son père le lui avait promise comme un don, comme une pièce. Ce mariage provoque une grande crise entre les deux personnages. Saint-Preux, sous sa tristesse, s’engage à faire le tour du monde. Il revient plus tard, bien plus tard, invité par Monsieur de Wolmar, qui est informé de son passé amoureux. Il tentera alors de transformer cet amour en amitié. Pendant l’absence de Saint-Preux, Julie se jette à l’eau pour sauver son fil cadet, elle y tombe gravement malade. Elle meurt alors en lui confiant ses enfants, ainsi qu’en lui réitérant son amour. Je trouve que ce doit être une œuvre exemplaire qui aura eu de nombreuses répercussions sur son époque. Elle a connu un succès considérable entre 1761 et 1800, avec soixante douze éditions.
Pendant qu’il travaille sur ces trois œuvres, il est accusé de déserter le travail sur l’encyclopédie. Diderot, je ne sais si cela a été fait exprès, a écrit : « Il n’y a que le méchant qui soit seul ».
Monsieur Rousseau l’a prit pour une insulte, cela le bouleversa complètement ! En décembre 1757, il quitte l’Ermitage tout en étant définitivement fâché avec Diderot et d’autres écrivains. Il loge ensuite à Montmorency où il termine ses œuvres qu’il a commencé. La publication de l’Emile ou de l’éducation est considérée comme subversive d’un point de vue religieux. Ah, cette religion, toujours là pour essayer de maîtriser l’homme et ses bonnes idées ! Dans ce texte, il y a l’existence d’un être suprême. Le parlement ordonne son arrestation, il est obligé de fuir en Suisse ! Il est alors traqué par ces horribles humains. Dés 1762, c’est un enfer pour lui. Il mène une vie d’errance, chassé de ses refuges successifs. D’un côté, il y avait le côté religion qui n’allait pas, de l’autre, ses ennemis s’arrangeaient pour lui nuire. Il finit par revenir à Genève, d’où il est expulsé, puis s’installe à Motiers. Motiers qui se trouve en Prusse. Il y reste deux ans, c'est-à-dire jusqu’en 1765. C’est à cette période que sa discute avec Voltaire devient critique. Ils ont des divergences philosophiques…Voltaire, comme les ignobles humains, adore le luxe, l’esclavage et le progrès qui crée d’éventuels conflits. D’ailleurs, Voltaire avait des usines, des imprimeries, des serviteurs, etc.… Jean-Jacques, lui, préférait la simplicité et l’état naturel de l’homme. L’état dans lequel il n’y a ni guerre ni besoin de révolution.
En 1765, Rousseau est la cible de jets de pierres…Cela m’attriste au plus haut point. Ils lui ont balancé des pierres sur sa maison, lui, qui est si gentil, si simple tout en étant intelligent ! Ils essayaient de le chasser, ayant lut les conseils de Voltaire. (Je suis sur que Voltaire, au fond de lui, méprisait ces gens et s’en servait comme torchons.)
Monsieur Rousseau se réfugie alors sur l’île de Saint Pierre. Cette île se trouve au Lac de Bienne, en Suisse. Plus tard, il devra fuir à nouveau, mais en Angleterre. Ensuite, il continuera cette fuite dans les villes de France. Il revient une dernière fois à Paris, il fait publier Les confessions et Les dialogues.
C’est à ce moment là qu’il commence à rédiger Les rêveries du promeneur solitaire.
Invité par Monsieur De Girardin à habiter le Château d’Ermenonville, il nous quittera le 2 Juillet 1778. (Pour information, il a eu un anévrisme vasculaire cérébral…) Triste pour ce monde qui a perdu une personne si grande. Ce n’est que plus tard qu’il connaîtra une immense gloire. Ses travaux ont grandement influencés la Révolution Française. Il est acclamé de partout. Ces gens qui l’avaient haïs et qu’ils l’avaient tué, l’aimaient et le respectaient. Ses cendres furent transportées au Panthéon dés 1794.
Je m’arrêterais là pour la biographie d’un homme que je respecte et comprend au plus haut point. J’ai comprit que les humains ont toujours étés cruels. Ces hommes et femmes qui ont tant fait de mal à un homme qui n’en a jamais fait ou voulu faire. Il avait aimé ses semblables en débit d’eux même. Je tire ces deux phrases là de ses œuvres, car, se répéter sans cesse ses pensées, c’est ne pas oublier qu’il a souffert pour notre liberté.
Entièrement rédigé par Cid Ragoon. Remerciements pour Mon professeur de Français.
S’il y a des erreurs, veuillez m’en excuser.