La cage

Publié le par Cidragon6

Contes et rêves



Je l'ai écrite assez rapidement (seulement deux heures, scénario comprit). C'est pourquoi je m'attend à ce qu'il y ai des fautes graves, peut-être même des incohérences.



1ère version de la cage
"La cage"

Je me retournais d’un seul coup, tout en courant pour lui échapper. Mon esprit pensait toujours : « Elle n’est pas derrière moi ? Oh non, j’espère qu’elle ne me suit pas ! » Mes jambes s’emballaient alors que je rentrais dans la forêt. Les feuilles mortes d’automne ralentirent ma progression, augmentant encore ma vivacité. « Ayez pitié », je me disais tout bas. Automatiquement, ma tête se retournait pour vérifier. Elle n’était toujours pas là. Je ralentissais, tout en examinant chaque partie de cette dense végétation. J’avais peur qu’elle se trouve devant ou derrière moi, qu’elle m’attrape par les oreilles et qu’elle me frappe de nouveau. En reprenant mon souffle, j’observais mieux. J’étais perdu… La lune transperçait les arbres à demi nu, éclairant très faiblement le lieu où je me trouvais. Ayant reprit mes esprits, je me mis maintenant à craindre la suite des évènements. J’avançais tout doucement, pas à pas, ne me faisant pas entendre. Elle pouvait être n’importe où, si elle m’avait suivit : Attendant le moment propice, afin que je ne puisse m’enfuir quand elle me piègera. Alors que je m’enfonçais encore dans une broussaille, les nuages noirs cachèrent la pleine lune. Je n’y voyais plus rien ! Ma peur revint de plus belle, et mon corps lui-même décida de s’accroupir. Mes jambes avaient lâchée, je ne pouvais rester debout. « Ayez pitié », chuchotais-je en tremblant. Quelques minutes passèrent, bien longues, avant que les nuages ne découvrent l’astre. Je continuais alors à marcher, à quatre pattes, encore plus lentement.

Je n’y voyais rien, mais je continuais. Mes bras plongèrent dans de l’eau, je les retirais vivement, et m’arrêtais. Elle était glacée. Devant moi, j’apercevais un petit lac reflétant la lune. Je ne voyais au loin que les ombres des arbres. L’eau était noire et ténébreuse. C’était le silence absolu, même les oiseaux semblaient craindre de se faire repérer. Il n’y avait ni ululement, ni glapissement, criaillement, ni grognements, aucun cri : Aucun animal ne semblait être présent, pourtant j’étais sûr qu’ils étaient là… Ce calme total m’avait apaisé, je décidais de me reposer d’avantage. Pour une fois depuis mon évasion, je prenais le temps de penser à la suite des évènements. Je repensais à cette gouvernante. Madame Barot s’occupait de la maison en l’absence de mes parents. Mon père et ma mère vivent de l’héritage de la famille, ayant travaillé dans le charbon. L’industrie a tellement eu besoin de cette ressource qu’ils ont vite gagné beaucoup d’argent. Ainsi, nous avions une très belle et grande maison à la frontière du village, tranquille. La forêt bordait notre propriété. Depuis quelques temps, mes parents s’absentaient. Aujourd’hui, je les ai observé partir dans cette forêt. Ils m’avaient pourtant dit qu’ils allaient au village ! Je n’ai rien dit à personne, et je suis revenu à la maison. Madame Barot attendait qu’ils rentrent pour commencer la préparation du repas. Vers vingt-deux heures, ils n’étaient toujours pas revenus. Elle m’a crié pour que j’aille dormir, alors que je n’avais rien mangé. Je n’ai pas protesté, mais j’avais mal, très mal au ventre. J’ai fait semblant d’aller dormir, mais dès que tout fut calme, je savais qu’elle aussi, était partie se coucher. J’ouvrais le plus doucement possible la porte de ma chambre, me dirigeais vers la cuisine, et fouillait dans les armoires. C’est alors qu’elle me surprit en train de manger. Même sans lumière, je pouvais deviner son air furieux et sauvage. La femme commença à courir vers moi d’un pas brutal, tout en écartant ses deux longs bras de travailleuse. Elle se jeta sur moi pour essayer de m’attraper, mais je fus plus habile qu’elle, qui s’effondra en renversant plusieurs chaises. Je courus alors à pleines jambes, sortant de la maison, allant vers la forêt.

Qu’allais-je faire ? Certainement pas retourner là bas…Au fond, je serais forcément contraint d’y retourner un jour ! Je déteste cette femme, mais mes parents ont grandement confiance en elle. Avec tout l’argent qu’ils ont, ils auraient pu trouver la meilleur des nourrices ! Soudain, alors que j’étais plongé dans mes remords, j’entendis un craquement. Une branche assez lointaine avait été brisée, ce n’était certainement pas volontaire ! Mes jambes retrouvèrent leur force et je m’échappais, suivant le lac des yeux pour ne pas me retrouver dans l’eau ténébreuse. Je fus étonné par mon extrême vélocité. Allant trop vite, je m’éloignais de la rive pour ne pas tomber. Je fus surprit par une crevasse, je trébuchai et m’affala sur plusieurs mètres, roulant dans les feuilles humides et la boue collante. Je n’osais même pas regarder dans quel état étaient maintenant mes vêtements. Jusque là, ils n’étaient que légèrement griffés par les quelques ronces que j’avais traversé. Restant plusieurs seconde sans bouger, de peur de me faire voir, je percevais une voix familière pourtant très lointaine. Je m’avançais en rampant, salissant d’avantage mes riches habits. Je fis alors la plus horrible des découvertes. Je me trouvais nez à nez avec une sorte de cage enfoncée dans la terre. Je ne voyais pas à plus de deux mètres devant moi, et certainement, personne ne me voyait. J’apercevais une dizaine d’enfants, morts ou endormis, effondrés les uns sur les autres, à l’intérieur. En me rehaussant, j’en vu une vingtaine de plus. La cage était allongée sur plusieurs mètres devant moi, sa hauteur ne dépassait pas soixante centimètres. Le tout était à demi caché par les ronces. Ils étaient maigres et recouverts de boue. C’est alors que je reconnaissais certains enfants qui faisaient partis des villages voisins. Non seulement j’avais désormais peur de me faire prendre par des kidnappeurs d’enfants, mais aussi effrayé à l’idée de rentrer à la maison.

J’en avais presque oublié la voix familière que j’avais entendue. Désormais, il y en avait deux, et elles se rapprochaient de plus en plus. Je reconnu mes deux parents qui marchaient d’un pas lent à côté de la cage. Que faisaient-ils là ! Venaient-ils de découvrir ce complot ? Ils s’arrêtèrent à quelques centimètres de ma tête.

-         On n’en s’en sortira pas, déclara ma mère, d’un ton déprimé. Ils sont trop loin… 

-         Ne t’inquiète pas, au pire des cas on quittera le pays.

Je fus stupéfait d’entendre de telles phrases sortir de la bouche de mes parents. Ce n’était pas eux, ce n’était pas possible ! Dans ma tête, les idées se chevauchaient les unes avec les autres, essayant toujours de trouver une explication logique à cette situation. Il n’y en avait pas ! Mes parents étaient complices d’enlèvement… Etait-ce grâce à tout ça qu’ils avaient eu autant d’argent ? Non, je ne pouvais le croire. L’argent venait de l’héritage… Je fus sorti de mes pensées par une nouvelle déclaration :

-         Nous n’aurions jamais dus faire ça, se lamenta ma mère. Elle se mit à pleurer et continua : Tout ça pour de l’argent ? Nous avons trahis tout le monde, c’est tellement horrible… C’était ton idée, de vendre ces pauvres enfants…

Mon père tentait de la rassurer. Je n’avais vu ma mère pleurer que deux fois dans ma vie. La fois où elle avait perdue son père, l’autre quand elle perdue sa mère. Après quoi, jamais plus je ne l’ai vu verser une seule larme.

-         C’était notre choix, le rassura mon père d’une voix très basse. Nous… Nous devons faire un nouveau choix.

Il avait sorti sa dernière phrase d’un ton ferme et décidé. J’étais quasiment à leur pied, je savais qu’ils se regardaient dans les yeux. Ils regardèrent un court instant tous les enfants séquestrés. Alors mon père a chuchoté quelque chose que je n’ai pas entendu.

-         Oh non, laissa échapper ma mère, avant de se couvrir la bouche de ses mains.

Elle était désormais terrifiée et terriblement inquiète. Elle pleurait d’avantage, sa respiration était saccadée. Je vis alors arriver une troisième personne… Je le reconnu aussitôt. Mon ami d’enfance. Comment avait-il pu ? Il avait quelques années de plus que moi, et était « soi-disant » parti étudier dans une grande ville. Je ne l’avais pas revu depuis plusieurs années ! Je croyais qu’il étudiait les sciences, les langues, tout ! Il était de la même taille que mon père ; il n’était plus du tout de mon monde…

-         Allez, dit l’homme à l’adolescent. Brûle-moi tout ça…


Nouvelle écrite le 3 avril 2008
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Publié dans Ecriture - art

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les cauchemards peuvent donner lieux à de belles histoires quand on décide d'imaginer une belle fin...comment ça je suis positive comme fille? ben oui!;P
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C
Cc ! Bon c'est super, finalement on ne c pas ce qui poursuit le héros, car il tombe sur cette cage avec tout ces enfants...Et la chute est plutôt innatendue, le lecteur reste dans le vague un peu, pk le meilleur ami à fait ça...Et pis, si le nom "la cage" va pas trop, tu peux nommer le texte "l'infâme trahison" ou un truc de ce genre.
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C
<br /> Ce qui poursuit le héros, c'est marqué noir sur blanc, c'est :<br /> <br /> "Elle se jeta sur moi pour essayer de m’attraper, mais je fus plus habile qu’elle, qui s’effondra en renversant plusieurs chaises. Je courus alors à pleines jambes, sortant de la maison, allant<br /> vers la forêt.<br /> Qu’allais-je faire ? Certainement pas retourner là bas…Au fond, je serais forcément contraint d’y retourner un jour ! Je déteste cette femme, mais mes parents ont grandement confiance en elle."<br /> C'est après cela qu'il se retrouve à fuir dans la forêt, ayant peur que la femme ne le rattrape.<br /> <br /> La chute est innatendue, je vais expliquer pourquoi :<br /> Ce sont des nouvelles "à chute" et "ouvertes". Je ne veux pas que ces nouvelles se terminent, je veux que le lecteur puisse s'imaginer une fin qui lui conviendrait. Je veux qu'il s'imagine la<br /> suite, qu'il se pose des questions. De plus, un rêve ne se termine jamais : On se réveille toujours avant la fin. Au départ, le projet "contes et rêves" devait s'appeler "Les nouvelles non<br /> terminées".<br /> <br /> Si je n'ai pas nommé cette histoire "Infâme trahison", c'est parce que je ne voulais pas centrer le titre sur un élément précis. Le plus important n'est pas la trahison de l'ami (contrairement à la<br /> découverte des parents par exemple). Je ne veux pas non plus donner d'indices sur le complot des parents.<br /> <br /> <br />