Lionheart

Publié le par Cidragon6

Forts de leur grande expérience en matière de jeu de rôles sur PC, les studios Black Isle reviennent avec un Lionheart plutôt discret. Il faut dire que les développeurs ne se sont pas vraiment surpassés avec ce titre qui puise son inspiration dans de multiples sources de renom sans pourtant réussir à condenser tout ça de façon vraiment convaincante.

La première chose qui attire dans Lionheart : Legacy of the Crusaders, c'est son contexte. La séquence d'intro nous projette au XVIème siècle, dans une Europe médiévale fantastique dominée par les forces du mal. Le scénario fera tout au long du jeu intervenir de vrais personnages historiques, et explique comment Richard Coeur de Lion et Saladin furent amenés à lutter ensemble pour repousser les maléfiques séides. Le combat contre les démons mena à ce qui fut appelé la Déchirure, provoquant l'apparition de la magie et marquant à jamais le devenir des populations.

test Lionheart PC
L'esprit choisi au départ fait office de mentor en début de jeu.
Le joueur débute dans la peau d'un personnage prisonnier dans une fosse aux esclaves, et sauvé in extremis par un esprit enfoui en lui qui s'extirpe de son corps et lui explique que dans ses veines coule le sang de Richard Coeur de Lion. Mais les rivalités entre les différents ordres et leur conception opposée de la magie rendent l'univers de Lionheart particulièrement complexe et dangereux, et la ligne de conduite adoptée par votre personnage influera considérablement sur son devenir au sein de cet univers.

La phase de création du personnage joue déjà un rôle fondamental selon l'orientation que vous choisirez pour lui. Seules quatre races sont proposées et leurs noms ne sont pas des plus évocateurs. Il y a les Puroms (des humains non corrompus), les Démoms (descendants des humains habités par un esprit malicieux ou satanique), les Bestioms (habités par un esprit bestial) et les Elémoms (tournés vers la magie). Non seulement ça n'est pas très parlant mais en plus les profils proposés pour ces personnages sont carrément moches et peu nombreux. C'est d'autant plus regrettables que c'est en fait l'ensemble des graphismes en général qui s'avère très sombre et assez laid. Même les animations et les effets de sorts ont un rendu médiocre, et la réalisation en 2D (seuls les personnages sont en 3D) ne permet pas de zoom ou de rotations. Autant dire qu'il n'est pas toujours facile de s'y retrouver compte tenu de la taille souvent impressionnante des environnements.

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Aperçu de l'écran d'inventaire.
Au cours de la création du héros, on est surtout frappé par l'absence du choix d'une classe pour son personnage. En fait, il s'agit plutôt de répartir des points d'attributs et de choisir une caractéristique raciale de départ ainsi que deux autres caractéristiques optionnelles qui pourront par exemple favoriser l'endurance, le camouflage ou encore la perception. On détermine aussi un esprit qui va favoriser la magie divine, spirituelle ou tribale, ainsi que trois compétences innées. Tout ça n'est pas gratuit puisque l'un des aspects intéressants du titre réside bien dans l'éventail important des aptitudes disponibles et dans le système d'évolution du héros directement calqué sur celui de Fallout. Tout ceci permet de personnaliser son héros de façon assez libre, sachant qu'on pourra par la suite accéder à une bonne soixantaine de sorts et à des compétences souvent originales.

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Le système d'évolution des personnages reprend celui de Fallout.
Malheureusement, le déroulement du jeu en lui-même ne comporte pas que des aspects positifs. Si l'interface de dialogue est bien pensée, avec un système d'icônes qui permettent de savoir si la réponse qu'on va donner conduira par exemple à un affrontement ou à l'obtention d'une nouvelle quête annexe, l'IA est complètement à revoir. Notamment au niveau du comportement du ou des compagnons qui pourront de temps en temps entourer le personnage principal durant l'aventure, et que l'on aimerait bien pouvoir diriger à sa guise, ce qui n'est absolument pas le cas. Résultat, les combats donnent l'impression de se limiter parfois à du simple hack'n slash à la Diablo, sachant que même avec un personnage tourné vers la magie, les combats sont beaucoup moins stratégiques qu'une gestion de groupe typique d'un Baldur's Gate ou d'un Icewind Dale. Le résultat est un amalgame de différentes idées qui, mises ensemble, ne donnent finalement rien de vraiment révolutionnaire. Le jeu a beau être efficace, il ne surprend guère et ne passionnera que les inconditionnels du genre. Les joueurs en quête de RPG sur PC pourront tout de même se laisser tenter si l'expérience les tente, d'autant que le jeu autorise les parties en coopération à 4 joueurs et que la VF est excellente, même si le doublage vocal reste en anglais.

 

Par hasard, si vous êtes bloqués dans ce jeu, n'esitez pas à contacter ma soeur, demandez moi son adresse dans les commentaires...

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