Amertume et Délices

Je me suis lancé au mois de Février (par lancement, je veux dire scénario.) Il faut dire que j'ai été passionné par Les liaisons dangereuses de Choderlos Laclos, j'ai tout simplement adoré le film de Stephen Frears ! Au fond, ce libertinage n'est pas si mauvais, et si on y mêle des personnages manipulateurs, alors on peut tomber sur une histoire très intéressante.

Amertume et Délices est une histoire plutôt réaliste, et si je n'indique aucun lieu ou date, c'est tout simplement parce que je ne veux pas que le lecteur cherche à sonder la réalité. Au contraire, je veux qu'il se laisse emporter avec le strict minimum. Il y a nombre de symboles qui peuvent être associés à ce roman, comme par exemple le cerisier japonais, ou plus particulièrement les raisins.
J'ai placé en avant deux éléments paradoxaux, c'est-à-dire l'amertume et les délices. Certaines personnes adorent et se délectent de ce qui est amer, et c'est justement ce point que j'ai voulu développé. Buvez de vinaigre comme de l'eau, vous comprendrez...
Les protagonistes sont vraiment en contradiction avec ce que le lecteur peut attendre d'eux. Ce ne sont pas des héros de bonté, mais des diables incarnés qui cherchent à se faire plaisir. Le malheur des autres n'est pas un souci, et au contraire il est provoqué. C'est trouver les délices dans le mal ! D'un côté il y a la naïveté, la prudence, l'innocence, et de l'autre, l'hypocrisie caché derrière un masque, la perfidie. Cependant, de ce côté-ci on a aussi le bonheur, l'intelligence, la passion.
J'ai remarqué le nombre de personnes qui adoraient Merteuil ou Valmont, et qui au contraire critiquaient Cécile de Volanges (la belle prude...). J'ai voulu intensifier considérablement ce caractère et l'intégrer aux valeurs actuelles de la société. Enfin de compte, Amertume et Délices serait un Les liaisons dangereuses du XXIème siècle !
J'ai commencé le roman par une citation dont je tairai le nom de l'auteur :
« Ses raisins sont des raisins empoisonnés, ses grappes sont amères; son vin, c'est le venin des serpents, c'est le poison cruel des basilics. Cela n'est-il pas caché près de moi, scellé dans mes trésors? A moi la vengeance et la rétribution, quand son pied chancellera ! Car le jour de son malheur est proche »
Il y a la constante idée de poison, de piège, de raisins, d'amertume et de cruauté. Ce roman parle aussi d'une profonde vengeance. La question : « Cela n'est il pas caché près de moi, scellé dans mes trésors ? » montre l'hésitation de l'auteur de la citation. Cela ne doit pas être en rapport avec les raisins, mais si nous ne prenons en considération que la citation sans son contexte, alors nous pouvons supposer que l'auteur se demande si ce poison cruel, cette amertume n'est pas cachée. Mais peu importe, je ne vais pas vous faire l'analyse complète de cette citation !
Ne voulant rien dévoiler de plus à propos de cette histoire, j'attends avec impatience vos commentaires pour ceux qui achètent mes livres ou ceux qui, tout simplement, les lisent.
De la nouveauté ! Voici la couverture d'Amertume et Délices, Partie 2 ! Je tiens à préciser qu'elle a été "vite faite"...

