Anima Studium - Acte I Scène 7

Publié le par Cidragon6

Informations : Anima Studium -Acte 1 Scène 7 - Cidragon6 – 2007

 

Acte I

 

Scène 7

 

Moi – Il y a tellement de choses qui se sont passées, j’aime bien l’histoire. C’est le seul domaine où je n’arrive pas à me mettre correctement à la place des autres.

Elle – Pourquoi ?

Moi – Car le monde était différent…De tout point ! Essai un peu d’imaginer !

Elle – Pour de vrai ?

Moi – Oui, ça ne fait pas trop mal…

Elle – Il vaut mieux deviner la passé…

Moi – J’essai aussi… (Ils ferment les yeux cinq secondes, elle les rouvre)

Elle – J’imagine trop…Je parie que ce n’est pas vrai !

Moi – (Il ouvre les yeux à son tour) Il faut se passer sur quelque chose de réel !

Elle – Comment ?

Moi – Tu prends une image que tu as déjà vu, puis tu essai de rentrer dedans.

Elle – La seule image que j’ai en tête, elle n’est pas très gaie.

Moi – Nous étudions l’histoire pour apprendre à ne plus commettre des erreurs. Cela n’est pas étonnant si tu n’as que des visions d’horreurs. Quelle est donc cette image ?

Elle – Monsieur Louis XVI qui se fait guillotiner.

Moi – Tu dis « Monsieur » ?

Elle – Evidement, c’est un homme.

Moi – Tu as raison… D’ailleurs, tu as raison deux fois ! Ton image n’est pas très gaie.

Elle – Quand j’y pense…La guillotine était réservé aux nobles…

Moi – Mais la veuve noire n’était pas destiné a un roi. Au roi de France… A notre bon Louis XVI qui a été mal conseillé.

Elle – Il a été aidé par les hommes, perfides et avides. Tout comme Napoléon, il a fait trop confiance aux hommes.

Moi – Quand j’y pense…La noblesse ne représentait que deux pourcents de la population…Cela veut dire que les quatre-vingt dix huit autre pourcents sont des moutons…

Elle – Oui, mais des moutons qui n’ont pas le temps d’être cruels. La colère monte, très lentement.

Moi – Oui ! C’est ça ! La colère traverse les générations de famille, elle passe toutes les frontières et un beau jour…

Elle – Paf ! Les moutons au pouvoir !

Moi – Un beau jour… Mais toutes ces péripéties couscoussières nous ont permises d’avoir de la liberté ! Maintenant, nous pouvons nous exprimer, même si personne ne nous écoute…

Elle – Ce n’est pas ça voyons !

Moi – A bon ?

Elle – Moi je dis pareil, mais inversons…Tout le monde est naïf, ils croient n’importent quoi et écoutent tout, mais le problème, personne n’ose parler !

Moi – Donc tu veux dire…Personne ne parle, tout le monde écoute.

Elle – Exactement. Mais de toutes manières, même si nous parlions, nous ne pouvons raisonner les gens et les hommes.

Moi – Je pense que ce même problème était présent dans le passé. De tout temps, l’homme et les gens n’ont fait que le maximum pour être plus forts que les autres.

Elle – Cela a entraîné des guerres, de nombreux hommes on rassemblé de pays entiers de gens…

Moi – Des pays de gens ?

Elle – Oui, des pays pleins de moutons !

Moi – C’était pour les unifier, pour qu’il n’y ait plus de guerres…

Elle – C’est à voir. Je n’aime pas les conflits, même s’ils permettent de faire avancer la bêtise humaine. Cependant, je n’ai pas vraiment d’avis sur leur présence.

Moi – Si tu veux mon avis, alors je vais te le dire. Pour moi, dans l’histoire, il y a deux sortes de guerres. Une guerre qui unifie les pays, afin de leur obtenir une richesse supplémentaire, une culture et…Ainsi de suite.

Elle – C’est ce qu’a fait Alexandre le Grand…Qin Shi Huang…

Moi – Oui…Les deuxièmes sortes de guerre, ce sont des guerres de religion. Les hommes, trop sûrs d’eux, décident d’imposer leurs pensées. Ils luttent pour la dégénérescence de l’espèce humaine.

Elle – Oui, ce sont complètement le contraire. Mais moi, quand j’y pense, je vois une troisième sorte de guerre.

Moi – Laquelle ?

Elle – Une catégorie de guerre qui ne peut être créée que par l’homme moderne…Car elle fusionne toutes les mauvaises raisons.

Moi – Je vois de quelle guerre tu veux parler.

Elle – La deuxième guerre mondiale. Torture, cruauté, pensées absurdes, discrimination…

Moi – La chose qui me fait le plus mal, ce sont le nombre de femmes et d’enfants qui sont morts. Il faut bien savoir quelque chose avec moi, c’est que je déteste les hommes…Mais je ne déteste pas totalement les femmes, car certaines sont gentilles et innocentes.

Elle – Je suis gentille te innocente ?

Moi – Toi tu es gentille…Mais tu n’es pas innocente, tu penses comme moi. Je ne suis pas innocent. Nous sommes conscients.

Elle – Tu voulais en venir où ?

Moi – Je voulais en venir au point suivant. Je m’en fou complètement que des millions d’hommes meurent, car je ne me posent même plus la question s’ils sont méchants, perfides et las. Par contre, je déteste entendre parler de la mort d’un enfant ou d’une femme. Cela me déprime complètement. Comment des hommes peuvent ils tuer des femmes ! Ce n’est pas possible !

Elle – Avec l’homme, tout est possible… Mais c’est quand même horrible, tu as tout à fait raison. Les femmes ne sont pas faites pour souffrir.

Moi – Ces pauvres gens…De toutes manière, ils n’ont pas le choix. Ils sont contrôlés par les hommes…

Elle – Cette guerre là était mauvaise.

Moi – Très mauvaise. Répugnante. Je n’aurais pas aimé naître dans une époque pareille.

Elle – Cela me donne mal à l’estomac…

Moi – A bon ? A moi aussi !

Elle – Pour de vrai ?

Moi – Je ne pensais pas…

Elle – N’empêche que les gens ont bien soufferts !

Moi – Triste pour eux…

Elle – Désolant…

Publicité

Publié dans Ecriture - art

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article