Anima Studium - Acte II Scène 1

Publié le par Cidragon6

Informations : Anima Studium -Acte 2 Scène 1 - Cidragon6 – 2007


Acte II

 

Scène 1

 

Elle – J’imagine la manière dont va évoluer les villes et les campagnes…

Moi – En mal, mais j’essai de le dire le moins possible…

Elle – Je préfère largement la campagne. Dans la ville, il y a trop de gens. En ville, on travaille, on rigole, mais on n’a jamais la paix. En ville, tout le monde dirige tout le monde, ceux qui ne dirigent pas se fond piétiner tout au long de leur misérable vie.

Moi – Leur misérable vie…Cela me fait penser à la campagne…

Elle – Si je dis que je préfère la campagne, c’est parce que je n’aime pas la ville. Sinon, il n’y a pas grand-chose.

Moi – Moi je préfère aussi la campagne, bien qu’elle soit triste. La campagne est ennuyeuse, on n’y trouve jamais rien à faire.

Elle – Rien à faire ? C’est vrai.

Moi – Oui… C’est vrai

Elle – Elle est pratique pour trouver l’inspiration…

Moi – Oui…L’inspiration !

Elle – Mais cette inspiration ne nous sert à rien tant que nous n’habitons pas la ville…

Moi – Mais…C’est ce que j’allais dire ! Tu lis dans mes pensées ?

Elle – A force de s’ennuyer dans les campagnes, on fini par apprendre à lire dans les pensées, non ?

Moi – Oui…Nous ne voyons pas la vie en communauté de la même manière. Nous ressentons bien plus ce que les autres sentent. Nous avons des sentiments qui se développent différemment.

Elle – Cela voudrait-il dire que nous sommes doués du même don ?

Moi – Je le pense bien, oui…

Elle – Remarquable…Je ne pensais pas…

Moi – Moi non plus.

Elle – Hé bien…

Moi – Moi, j’essai de comprendre la race humaine, ainsi que tous les pouvoirs que nous pouvons développer.

Elle – Tous les pouvoirs ? Oui, il y en a beaucoup…

Moi – C’est d’ailleurs étonnant, mais il ne faut pas en parler aux gens.

Elle – Jamais !

Moi – Les gens ne croiraient pas que de si belles choses existes. Ils ont grandit dans la réalité, sans comprendre qu’il pouvait y avoir des autres choses.

Elle – La vie est tellement grande. Nous ne savons jamais quels nouveaux pouvoirs nous pouvons développer. Le problème, c’est que nous doutons de certains de nos pouvoirs.

Moi – Oui, quand j’y pense…Il y a des pouvoirs plus réels que d’autres. L’empathie par exemple. Moi, j’arrive souvent à sentir ce que la personne pense, quand elle est en face de moi. J’arrive facilement à comprendre ce qu’il se passe et comment remédier au problème.

Elle – Mais c’est plus dur que l’on le pense. La psychologie humaine est des sciences les plus dures à apprendre. L’homme est trop divers.

Moi – C’est pour cela qu’il se divise tant. Si tu remarques, ils essaient tous de s’entraider, mais dans la plupart des cas, ils n’y arrivent pas. Pourquoi les personnes qui se connaissent tant n’arrivent pas à s’aider réciproquement ? Pourquoi les relations sociales, quand elles ne sont plus profitables à personne, disparaissent comme s’ils n’avaient jamais existés ?

Elle – Oui, c’est vrai. Quand on veut chercher une réponse à cette question, on finit par se dire que nous ne pouvons pas avoir de véritables amis. Nous sommes seuls, tant que nous sommes des humains.

Moi – Car l’humain est ne nature seul. Il veut commander, régner, être plus puissant. L’homme…les gens…

Elle – Berk. Cela sonne tellement bien, ça en devient répugnant.

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Publié dans Ecriture - art

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