Anima Studium - Acte II Scène 3

Publié le par Cidragon6

Informations : Anima Studium -Acte 2 Scène 3 - Cidragon6 – 2007

 

Acte II

 

Scène 3

 

Moi – Il y a tellement peu de personnes qui sont différentes.

Elle – C’est pour cela que je veux avoir une fille…une fille qui va me ressembler. Je lui montrerais le bon côté, de façon à ce qu’elle puisse aimer la vie.

Moi – C’est pour cette raison que je veux avoir un fils…Je voudrais lui montrer à quel point la vie est importante…J’aimerais lui montrer tout ce que j’ai mis des années à découvrir. Maintenant je sais que la mort n’existe pas. Je sais que la vie ressemble à ce que on veut.

Elle – La mort n’existe pas… C’est si beau d’entendre ça. ?

Moi – Me convaincre que la mort n’existe pas, c’est la manière la plus simple d’avoir la motivation de réussir sa vie.

Elle – Si on pense comme ça…Cela nous présente un seul choix…Vivre.

Moi – Vivre ou mourir n’existe pas ! Il faut uniquement vivre ! La mort fait partit des contes de fée.

Elle – Je fonderais une famille…Une grande famille, avec beaucoup d’enfants, une grande maison, on bon travail qui me plait…

Moi – Pour cela il faut travailler. Mais je tiens à te dire…La vie telle que nous la voyons, n’existe pas. Dans tous les films américains ou nous contemplons des belles clôtures en bois blanc, des couples avec leurs enfants, heureux…Cela ne se trouve que dans les films.

Elle – Oui…Je le sais bien. Ils sont si heureux, il est impossible de vivre comme cela.

Moi – C’est ce qu’on appel de la culture américaine. La vie ressemble plus à tous les films qui retracent des histoires vraies.

Elle – Ces films, qui font pleurer à la fin…Ils sont si tristes…

Moi – Les meilleurs films que j’ai vus, ce sont quasiment des histoires vraies, ou qui montrent la réelle tristesse qu’il y a à vivre dans ce monde.

Elle – De nos jours, les familles ne sont plus solides du tout. Elles sont fracassées de partout, les équilibres sont bouleversés.

Moi – C’est comme ça…Les personnes ne se correspondent plus…

Elle – Pour se correspondre, il faut qu’ils aient les mêmes sentiments, aux mêmes degrés. Ils doivent se comprendre, avoir les mêmes objectifs…ne rien se cacher.

Moi – Cela ne peut pas arriver facilement. Pour moi, la concordance des sentiments, c’est comme au loto. Il faut chercher pendant des dizaines d’années. Parfois, on ne trouve jamais la personne qui nous correspond, même à quatre vingt dix ans.

Elle – Tu me décourage là…

Moi – Pour l’instant, nous deux, nous sommes bien partis.

Elle – Oui…Nous nous sommes peut-être trouvés…

Moi – Parlons encore…

Elle – Parlons…d’amour ?

Moi – L’amour ? C’est un sujet qui est difficile à aborder.

Elle – C’est vrai…Je pense que ça se passera bien.

Moi – L’amour ça fait souffrir. L’amour n’existe pas, c’est comme la mort.

Elle – Imagine que tu puisse trouver la personne qui te conviennes.

Moi – Impossible, je suis désespéré depuis longtemps. Je n’ai plus de cœur, je n’ai que de la haine envers les humains.

Elle – Toi aussi alors…Moi j’ai mon cœur qui a été pulvérisé.

Moi – Nous avons tous les deux un cœur qui est cassé en deux…

Elle – Mais…

Moi – Mais quoi ?

Elle – J’y pense…

Moi – Tu y penses aussi ?

Elle – J’y pense toujours…

Moi – A…quoi ?

Elle – J’aime bien parler avec toi…Je sens mon cœur qui se rapproche du tien.

Moi – Du mien ? Pareil pour le mien…Je sens qu’il bat plus vite…

Elle – C’est l’amour ?

Moi – Je le crois bien…Ce n’est pas un rêve alors…Je suis bien là, avec toi…

Elle – Mon cœur aussi bat plus vite, comme le tien…

Moi – Je crois que…Oui…

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Publié dans Ecriture - art

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