Anima Studium - Acte II Scène 8
Acte II
Scène 8
Elle – La déprime, c’est si horrible. Je m’y connais tellement…
Moi – Moi aussi je connais tant cette science…Cette maladie.
Elle – On ne croit plus en la vie. On veut mourir, disparaître nous est égal !
Moi – Tout espoir s’envole. Les jeunes se…suicident…sans penser la peine que cela procure au monde entier.
Elle – J’aimerais aider tant de monde. Je vois beaucoup de personnes qui ont besoin de moi.
Moi – Ces personnes, elles ont le regard vide, j’ai l’impression qu’elles souffrent plus que j’ai souffert. Un jour, elles disparaissent…Je suis alors obligé de les considéré comme mortes. Alors la tristesse m’envahie, je ne sens plus rien, je suis mort…
Elle – Avec la dépression vient d’horribles choses…
Moi – L’automutilation, l’anorexie, la boulimie, la colère, la haine…
Elle – La maladie du vingt et unième siècle.
Moi – J’ai, de longues années, sombré dans la puissance indomptée de mon esprit.
Elle – Nous sommes donc deux. Ils m’ont fait souffrir, ils m’ont ouvert les veines…Ils se sont nourrit de mon sang, en ayant toute conscience de ce qu’ils faisaient.
Moi – Ils m’ont fait mal…Ces gens, ces hommes. Maudit soient-ils.
Elle – Ils t’ont fait quoi, à toi ?
Moi – C’est dur à expliquer. Ils m’ont tout fait. Ils m’ont arrachés la vie, ils m’ont retirés ce que j’ai de plus cher, frappant mes yeux, mes oreilles ! Ils m’ont maudit, ils ont jurés ma perte… Ils ont essayés de me tuer, ils ont fini par y arriver.
Elle – Tu m’avais dit que tu étais mort un court instant…C’est donc ça ?
Moi – Oui, c’est ça. C’est leur faute. Ils m’ont tués…Mais sans ça, je n’aurais pas pu renaître !
Elle – Tu as ressuscité d’une vrai mort ? Je n’ai pas eu cette chance !
Moi – Comme ça, je peux me permettre de dire que je suis passé par le feu et l’eau, je suis revenu des pays obscurs, pour assurer ma vengeance sur la race humaine…
Elle – Tu y arrivera…
Moi – Mais…La mort est un pays qui n’a pas de couleurs.
Elle – N’y retourne pas…
Moi – Tu t’inquiètes ?
Elle – Oui. La mort n’existe pas…Si tu meurs, tu n’existeras plus…
Moi – J’existerais toujours… J’affronterais la mort elle-même, je ne la laisserais jamais te prendre.
Elle – La mort ? Me prendre ? Pourquoi ?
Moi – Parce que… Je t’ai enfin trouvée… (Ils se regardent, face à face, dans les yeux)
Elle – Non…C’est moi qui t’ai trouvé. Je te cherchais depuis…
Moi – Tellement d’années…
Elle – Nos âmes, unies, sont propres.
Moi – Ils reflètent alors, brillants de lumière, nos idées qui se confondent à l’infini.
Elle – Quelle haine avait-tu en parlant des humains perfides ?
Moi – Celle de te perdre, car tu es parfaite.
Elle – Je suis parfaite ?
Moi – Tu es parfaite à mes yeux.
Elle – Tu es…Celui que je cherchais…Je t’ai trouvé…
Moi – Nous nous sommes trouvés…
Elle – Mais continuons…