Anima Studium - Acte V Scène 1
Informations : Anima Studium -Acte 4 Scène 1 - Cidragon6 – 2007
Acte V
Scène 1
Moi – Rien.
Elle – C’est pour cela qu’il faut profiter de la vie, apprendre, être sage, compréhensif.
Moi – Rabelais, par Pantagruel, dit qu’il faut tout apprendre. Il ne faut délaisser aucune matière, pouvoir tenir toute sorte de conversation.
Elle – Je suis d’accords avec toi. Cela est dur, mais il le faut.
Moi – Oui…Il le faut.
Elle – La plupart du temps, j’essai d’être concentrée sur ce qui m’entour, j’aime apprendre ce que j’ignore.
Moi – Comme il avait dit cette fameuse phrase : Que rien ne te sois inconnu.
Elle – Mais, au fond…Il est impossible de tout savoir. Une vie entière ne suffirait pas, il faudrait être…Un génie.
Moi – Si on pouvait au moins arrêter le temps, rien que quelques dizaines d’années.
Elle – Cela résume notre projet d’avoir une vie éternelle.
Moi – Celui qui a une jeunesse éternelle peut apprendre d’avantage, il peut apporter bien plus à ce monde que les simples mortels.
Elle – Un simple mortel comme tu prétends ne peut pas tout apprendre…Mis à part certains.
Moi – Que veut-tu dire ?
Elle – Je veux dire que certaines personnes ont plus de chances que d’autres. Parce que nous sommes nés dans un pays évolué, nous imaginons que l’éducation est quasiment obligatoire.
Moi – C’est vrai que ce n’est pas le cas, il est bien dommage que le monde entier ne puisse pas avoir accès à la sagesse.
Elle – La sagesse. C’est ci beau d’entendre ce mot.
Moi – Il faut savoir que la sagesse n’existe plus beaucoup de nos jours. L’homme a faiblit, il ne décide plus de lui-même. Quand une personne ne décide plus de sa destiné, elle se perd comme le veut la société.
Elle – Une personne ne doit pas se laisser faire. Si on l’oblige à quoi que ce soit, elle doit savoir prendre les choses en main.
Moi – Oui, tu as raison. En plus de cela, je rajouterais que si elle n’arrive pas à se prendre en main, alors elle n’a d’autre choix que de s’abandonner.
Elle – Si la personne qui l’a obligé à faire ce qu’elle ne veut pas ne fait rien en voyant ça, alors c’est que cette personne n’est qu’un humain perfide et cruel.
Moi – Surtout que quand quelqu’un nous tiens, même pendant un court instant, on perd une grande liberté qui peut se répercuter sur tout notre avenir.
Elle – La vie est un ensemble de choix, et nous vivons selon ces décisions importantes. Notre vie n’est pas la notre si on suit le choix des autres.
Moi – C’est vrai, c’est pour cela que nous devons avoir la totale liberté de nos actions. Il n’y a que la personne elle-même qui peut décider des études qu’elle va faire. Ce sont les opinions personnelles des personnes qui comptent, ce n’est pas l’avis des autres.
Elle – Tu sais, tu es pareil que moi. Tu ne te laisses pas faire.
Moi – Trop longtemps j’ai voulu essayer d’écouter les autres pour savoir ce que j’allais faire. Maintenant, je planifie tout à l’avance, j’ai des objectifs bien précis.
Elle – Ah…Dans le temps, ce n’était pas du tout pareil !
Moi – Oui, surtout que dans le temps, je n’imaginais pas l’importance qu’il y avait à apprendre.
Elle – Pareil pour moi, dans le temps, je ne savais même pas que j’étais noté sur ce que je faisais.
Moi – C’est la faute des autres tout ça. Je n’ai jamais su la moindre chose de mon avenir, jusqu’à ce que j’y parvienne.
Elle – Donc tu as aussi eu le même problème ? Ne rien savoir de la vie jusqu'à tomber de haut.
Moi – C’est comme si tu montais une échelle, que tu montais, toujours plus haut, et que finalement, les pénibles humains qui t’on encouragés à la monter, te la retirent subitement. Alors tu tombes de haut. Plus tu les as écouté, plus tu as monté, plus tu as mal, plus il t’est difficile de te reconstruire.
Elle – Comment font ces autres à qui tout réussi ?
Moi – Ne parlons pas de ces autres…Reparlons du passé, plus précisément des personnes disparues.