Anima Studium - Acte V Scène 2
Informations : Anima Studium -Acte 5 Scène 2 - Cidragon6 – 2007
Acte V
Scène 2
Elle – Les professeurs ? Les élèves ? Les anciennes choses enfouie dans mon cerveau ?
Moi – Oui ? Ces choses qui sont si étranges, si lointaines.
Elle – Pourtant, chaque chose présente lors ce ces moments a eu une grande répercussion sur notre avenir.
Moi – Moi je dirais que ce sont des séquelles. Il y a des professeurs qui sont impardonnables, mais je pourrais heureusement faire l’éloge de certains d’eux, sinon je ne serais pas ce que je suis maintenant.
Elle – Attention, je viens de penser.
Moi – A quoi ?
Elle – Quand nous étions jeunes, nous n’avions pas du tout le même point de vue que maintenant. Les personnes que nous détestions n’étaient peut-être pas si fades en fin de compte.
Moi – Oui, c’est pour ça que je ne juge ces personnes que quand je les vois maintenant. C’est là une règle de sagesse que j’ai apprise bien après. Il ne faut jamais juger une personne si on est mal placé pour faire justice. Il faut prendre un point de vue neutre, poser le pour et le contre, être certain de sa décision finale.
Elle – Oui, tout comme il faut faire attention de ne pas se tromper, il faut toujours faire des mises à jour, refaire des analyses, mieux regarder.
Moi – Il faut savoir oublier des éléments impardonnables, car, au fond, la personne change tout comme nous.
Elle – Bien qu’il m’est difficile de savoir si les adultes changent encore, après tant d’années sans le vouloir, je sais que les jeunes changent…
Moi – Les jeunes changent bien plus vite…Comme je l’avais dit, beaucoup disparaissent, alors je les considère comme morts.
Elle – Mort ?
Moi – Je n’ai aucune chance de les revoir. Nombre d’entre eux sont partis et ne sont jamais revenus.
Elle – J’ai de plus en plus de mal à tolérer ces personnes qui partent.
Moi – Pareil pour moi, ces personnes faisaient parti de mon esprit, elles n’avaient pas le droit de partir. Dans tous les coups, ont ne remarque l’importance d’une personne que quand elle n’est plus présente.
Elle – Qu’elle n’est plus présente et qu’elle ne le sera jamais plus.
Moi – Jamais plus. Maudit soient les humains qui devraient partir et qui ne partent pas.
Elle – Un beau jour, moi aussi je vais partir…
Moi – Tu vas partir ? Tu viens à peine d’arriver. Je resterais avec toi, je te suivrais, je ne te quitterais jamais.
Elle – Tant de monde m’a quitté quand je suis passé du collège au lycée… Surtout maintenant, mais je crois que je vais voir pleins de monde. Comme tu l’as dit, je viens à peine d’arriver dans cette région.
Moi – Moi, bien au contraire, j’ai perdu des choses que je ne regretterais pas. Mon collège était une prison pour mon corps et mon esprit. Je ne me suis jamais senti aussi libre que maintenant, et si un jour on en venait à me retirer cette liberté, j’exploserais.
Elle – Ce serait dangereux. Une liberté si durement acquise en plus !
Moi – Le collège, une période noire. Les professeurs eux-mêmes me prenaient pour un malade.
Elle – Tu me l’avais dit.
Moi – Les élèves avaient tant de préjugés, je ne pouvais vivre. J’étais obligé de faire semblant de vivre.
Elle – C’est horrible…Mais j’imagine très bien ce que tu as dû endurer. Ce fut pareil pour moi, dans le temps. Le collège, personne ne t’aide. Les adultes font semblant de t’aider, mais au final, ils s’en foutent complètement.
Moi – Dans l’éducation, tous les adultes te voient comme un enfant simple d’esprit qui ne décide pas pour lui-même, alors que ce n’est pas vrai dans tous les cas.
Elle – Je veux bien croire que certains enfants ne sont pas capables, mais ce n’est pas une raison pour les domestiquer comme des chiens, pour ensuite, un jour, les laisser dans la rue à la merci des humains. Ces hommes provoquant, beaucoup mesquins, d’autres jaloux, encore d’autres hypocrites comme des ministres.
Moi – Ils les domestiquent…Tu as raison, c’est ça le mot exacte. Je ne me suis pas laissé faire, je ne me suis pas laissé apprivoiser.
Elle – Moi non plus, mais je me suis laissé un instruire.
Moi – Je vois des parents qui tiennent leur enfant comme des animaux. Ils parlent toujours à l’impératif, ils les insultent, il ne manquerait plus que la laisse !
Elle – Mais la laisse, à force, elle se forme dans le cerveau de ces petits enfants innocents !
Moi – C’est absolument horrible, je ne peux plus voir ça.
Elle – Cela continue et s’amplifie, et c’est de pire en pire. Ces parents fument à côté de leur filles et fils de quatre ou cinq ans, leur infligeant une dépendance.
Moi – Tout ça, jusqu’à ce que l’enfant soit vraiment dépendant de ses parents. Peut-on les blâmer pour cela ?
Elle – Oui, mais non. Comment juger ces petits enfants, apprivoisés par leur parent depuis leur plus jeune age. L’esprit humain évolue selon son entourage, il ne choisi pas, même s’il est médiocre, sale et répugnant.
Moi – Oui, et si cette enfant n’a jamais connu de liberté, alors il ne peut même savoir ce qu’est le plaisir d’y goûter. Il ne cherche pas non plus à se sortir de ces griffes démoniaques, il a peur de s’aventurer trop loin.
Elle – Quand vient son avenir, il ne fait que le travail qui lui a été choisi.
Moi – Rien d’autre ?
Elle – Il tourne en rond et insulte, sans ce soucier de l’avenir des autres. Sans oublier que la mauvaise influence qu’il a eue par ses parents, elle se manifeste encore, et encore, et encore ! En fin de compte, l’espèce humaine tourne en rond, comme les hamsters !
Moi – Ils continuent avec de petits métiers, faisant marcher l’état avec un faible salaire et une vie misérable. Une vie jonché de taxes, de droits, de devoir, de déclination.
Elle – Même vie qu’ils imposeraient à leur enfants, quand ces parents encore jeune, décline la responsabilité de leur propre avenir.
Moi – C’est quand même dommage, mais c’est bien fait pour eux.