Anima Studium - Acte II Scène 6
Informations : Anima Studium -Acte 2 Scène 6 - Cidragon6 – 2007
Acte II
Scène 6
Elle – Les préjugés…Je déteste les préjugés. Une fois coordonnés par plusieurs personnes, elles peuvent détruire quelqu’un.
Moi – Je crois que les préjugés sont le reflet de la société. Elle donnent court à une opinion hâtive, préconçue, souvent imposée par le milieu, l’époque, l’éducation…C’est une généralisation de l’expérience personnelle, d’un cas particulier, et comme nous vivons dans un monde de brutes naïves, ces pensées ne reflètent pas la réalité.
Elle – Elles ne reflètent pas la réalité sur un être conscient, qui se bat pour donner le meilleur de lui-même.
Moi – Tu me comprends bien alors…
Elle – Les préjugés m’ont fait beaucoup de mal.
Moi – Pareil pour moi. Que peut-on faire ? Quand une personne pense ce qu’elle veut de nous, que peut-on faire ?
Elle – L’ignorer…C’est le seul moyen.
Moi – C’est un moyen compliqué. J’essai d’ignorer ces personnes qui me croient fou. J’aimerais ne pas faire attention à leurs paroles, sortant de leur esprit répugnant. Cela me ferait tellement de bien, de ne pas avoir à extraire toutes leurs descriptions hâtives, qui me blesse comme les pires injures.
Elle – Avoir des préjugés, c’est anticiper, gravement, ce qu’est une personne.
Moi – Ces gens…
Elle – Ces personnes…
Moi – Je les déteste.
Elle – Je les hais.
Moi – Je suis jaloux de leur ignorance !
Elle – Tu es jaloux ? Il n’y a pas de quoi.
Moi – Je n’ai pas de raison d’être jaloux d’eux, car même s’ils semblent heureux, ils ne le sont pas. Mais je suis quand même jaloux.
Elle – C’est vrai qu’elles peuvent avoir des bonheurs qu’ils ne méritent pas.
Moi – Grâce à leur perfidie, ils nous montrent leur passion illusoire.
Elle – Les gens, les hommes, sont dangereux. Ils sont nuisibles sous des apparences inoffensives.
Moi – Mais je le vois, maintenant. Je le ressens, dés que je passe prés d’une de ces personnes. C’est horrible.
Elle – Elles sont sournoises. On croit qu’elles sont heureuses, mais c’est faux.
Moi – Personne n’est heureux. Ils nous le font croire.
Elle – J’ai tellement soufferte…
Moi – Je n’en peux plus. Ces gens, ils font tout pour me rabaisser.
Elle – Le tout, c’est de tenir.
Moi – Je tiens encore bon…Pour le moment.
Elle – Ils ne m’ont pas fait pleurer, heureusement pour ça, je n’irais pas les hanter une fois que je serais morte par leur faute.
Moi – Morte par leur faute ?
Elle – Oui…Morte de souffrance…
Moi – Ne meurs pas ! Je t’en supplie…
Elle – …Je ne mourrais jamais…
Moi – Moi non plus. La mort n’existe pas.
Elle – Merci.
Moi – C’est moi qui te remercie. Je te remercie de ne pas mourir.
Elle – Je ne souffrirais plus comme j’ai soufferte par le passé.
Moi – Moi non plus. J’ai été si gentil, si sympathique, si tendre…Dorénavant, je dois redoubler de vigilance.
Elle – J’ai tiré les leçons de mes erreurs, Tout cela ne se reproduira plus.
Moi – J’en étais devenu malade…